Que ce soit pour en savoir plus sur les êtres humains, pour prendre conscience des injustices auxquelles fait face la communauté LGBTQ+, ou simplement pour augmenter tes chances de gagner au Scrabble, tu trouveras de quoi élargir ton vocabulaire de diversité sexuelle ici.

Si tu connais surement l’hétérosexualité et l’homosexualité, les orientations qu’on te présente ici sont peut-être moins communes dans le discours de tous les jours — ce qui ne veut pas dire qu’on les retrouve moins dans la vie en général. Et c’est pour ça qu’on t’en parle ! Il est grand temps de leur donner plus de visibilité, même si ici, on ne s’en tiendra qu’à une infime partie.

Allons-y d’abord avec une petite définition de la chose : l’orientation, c’est une attirance romantique ou sexuelle pour un sexe ou un genre donné. On fait une distinction entre « romantique » et « sexuelle », parce que ce ne sont pas tous les humains qui éprouvent ce genre d’attirance. Tu peux aimer quelqu’un, sans le/la désirer sexuellement, ou vice versa. Ainsi, toute orientation sexuelle a un équivalent romantique. T’sais le cœur, c’est complexe ! Et les relations humaines encore plus.

On t’encourage donc à prendre l’habitude de te définir sous ces deux dimensions. Par exemple, une personne ressentant de l’attirance romantique et sexuelle seulement envers des personnes du genre opposé pourrait se définir comme hétérosexuelle et hétéroromantique.

4 orientations sexuelles et 4 orientations romantiques à connaître

Asexualité et aromantisme

L’asexualité, c’est un terme parapluie qui définit toute personne qui éprouve peu ou pas de désir sexuel pour autrui. Sous ce parapluie, on trouve plusieurs orientations, comme la demisexualité, la graysexualité ou la lithsexualité, pour n’en nommer que quelques-unes.

Les personnes asexuelles peuvent ressentir de l’amitié, de l’amour et trouver agréables les contacts physiques comme les câlins, mais elles ne sont pas nécessairement intéressées à s’engager dans un rapport sexuel.

L’équivalent romantique de l’asexualité, c’est l’aromantisme qui, lui aussi, est un terme parapluie. Il inclut plusieurs orientations romantiques comme le lithromantisme, le grayromantisme ou le demiromantisme. Comme tu l’as sûrement deviné, une personne aromantique ressent peu ou pas d’attirance amoureuse pour autrui. Elle peut tout de même ressentir de l’amitié, ou avoir de l’attirance sexuelle pour autrui. 

Dans les deux cas, et comme tout le monde, ces personnes peuvent vivre beaucoup de bonheur dans leurs relations humaines, quelles qu’elles soient.

Cétérosexualité ou cétéroromantisme

Moins connue que toutes les autres orientations listées ici, la cétérosexualité, ou cétéroromantisme, c’est l’attirance sexuelle ou romantique qu’une personne éprouve pour les personnes non-binaires. Cette orientation est aussi appelée skoliosexualité, mais vu l’étymologie du mot « skolio » qui signifie « tordu », plusieurs personnes préfèrent utiliser le terme cétéro. On va se le dire, mettons qu’identifier une orientation comme étant tordue, c’est moyennement inclusif et on dirait même plutôt réducteur. On préfère donc de loin cétérosexualité ou cétéroromantisme.

Pansexualité et panromantisme

La pansexualité et le panromantisme, c’est ressentir de l’attirance pour une personne, peu importe son genre ou son sexe. Est-ce que ça veut dire que les personnes pansexuelles/panromantiques sont attirées par tout le monde ? Non. Tout comme être hétéro ne veut pas dire que tu as envie de toutes les personnes du sexe opposé. Ce que ça signifie, par contre, c’est que pour ces personnes, le genre ou le sexe ne sont pas des obstacles pour ressentir de l’amour ou du désir sexuel envers d’autres. Heureusement, plusieurs personnalités publiques commencent tranquillement à s’afficher comme étant pansexuelles. On pense entre autres à Miley Cyrus, Janelle Monáe ou encore plus proche de nous, Jessie Nadeau d’OD Bali. On se croise les doigts pour que ça aide à faire lumière sur cette orientation ! 🤞

Bisexualité et biromantisme

Quand même déjà connue, la bisexualité a plusieurs définitions. Mais généralement, elle fait référence aux personnes qui peuvent être attirées sexuellement ou romantiquement (biromantisme) par deux genres ou plus. Non, ce n’est pas simplement une question de « ne pas pouvoir se brancher ». On te rappelle qu’on ne choisit pas ses attirances sexuelles ou romantiques. 

La bisexualité, cétérosexualité et pansexualité, et leurs équivalents romantiques, ont un point commun : le fait de ressentir de l’attirance pour plus d’un genre. Mais savais-tu qu’il existe aussi d’autres orientations qui partagent ce concept ? On te jase de tout ça ici.

Quelques termes supplémentaires

Hétéronormativité

L’hétéronormativité, c’est le principe d’assumer que le setting par défaut des humains, c’est de ressentir de l’attraction pour le sexe opposé (salut la société binaire), et que toute personne pour qui ce n’est pas le cas est en dehors de la norme. C’est penser que l’hétérosexualité est la seule orientation « naturelle ». Bref, c’est mettre celle-ci sur un piédestal, au-dessus de toute autre orientation. Résultat : l’hétérosexualité est favorisée par le système et les personnes de la communauté LGBTQ+ sont souvent victimes de discrimination dans toutes sortes de sphères, comme le mariage, les impôts ou les processus d’adoption. 

Polyamour

Trop souvent confondu pour de l’adultère, du libertinage ou de la polygamie, le polyamour est pourtant bien loin de ces concepts. D’abord, on tient à noter que ce n’est pas une orientation, mais bien un type de relation. Être en relation polyamoureuse, c’est aimer plusieurs personnes en même temps, et ce de manière profondément ancrée dans le respect, l’égalité et l’honnêteté entre les partenaires. Ce que ça veut dire ? Toutes les personnes impliquées ont consenti à cette relation amoureuse, ont des droits similaires et cherchent à s’épanouir émotionnellement en prenant compte des désirs et besoins des autres. Tu veux en savoir plus sur ce genre de relations ? On t’invite à visiter le site de Polyamour Montréal.

Queer

D’abord utilisé pour dénigrer les personnes de la communauté LGBTQ+, celle-ci s’est pourtant réapproprié le terme queer à la fin des années 80 pour exprimer leur refus des normes sociales de sexualité. Maintenant, une personne qui n’a pas envie de définir sa sexualité ou qui refuse d’être catégorisée peut donc s’identifier comme « queer ». Le terme est aussi utilisé par la communauté pour faire référence à tout ce qui n’est pas hétéro ou cisgenre.

Bien qu’il soit accepté par plusieurs, certaines personnes le considèrent toujours comme étant offensant et les termes allosexualité ou altersexualité ont été proposés pour tenter de le remplacer, sans nécessairement avoir un grand succès. La morale de l’histoire ? Si tu ne te considères pas toi-même comme queer, demande donc la permission à ton entourage faisant partie de la communauté avant d’utiliser le terme toi-même pour les désigner.

On termine en te rappelant que l’étape 1 pour être une personne alliée à la communauté LGBTQ+, c’est s’éduquer sur celle-ci et les enjeux auxquels elle fait face. 

Ça part bien tes affaires ! 

L’étape 2 ? Partager ton savoir pour en faire profiter tes pairs. 

À toi de jouer. 😉

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À propos de Laurence Gribling

Rédactrice en chef | Pronoms : elle/la | Fan de café, féministe intersectionnelle, cat lady, et nomade à mes heures, j’ai porté plusieurs chapeaux avant de prendre celui de rédactrice en chef pour JUST A LITTLE FUN. Entre deux jeux de mots et une référence de culture pop, j’espère aider à changer les normes, à éclaircir les tabous, bref, à shaker un peu la sexualité pour la débarrasser de ses chaînes, un article à la fois.

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