Laisser place au fun à l’état brut.

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Dû aux mesures mises en place par le gouvernement, les commandes passées depuis le 23 décembre, jusqu’à nouvel ordre, seront traitées lors de la levée de l’ordre de fermeture des entreprises à bureaux.

Assumer qu’il y a consentement ? Oublie ça. On ne parle plus simplement de consentement, mais de consentement enthousiaste. Ça veut dire quoi ça, enthousiaste ? Comment je fais pour l’obtenir ? Pas de panique, on t’explique tout ça ici.

C’est quoi le consentement enthousiaste ?

Dans les grandes lignes, le consentement enthousiaste c’est le principe d’avoir l’accord clair et indéniable que la personne avec qui on veut avoir une activité sexuelle partage nos envies. Ça s’exprime avec des mots, mais aussi avec des actions, et ça s’obtient avant de commencer, mais aussi pendant l’action.

Le consentement enthousiaste, ça se définit donc en 4 volets. Vois-les comme 4 points de contrôle à passer avant de pouvoir te lancer dans tes ébats. Il faut que ce soit clair, volontaire, continu et cohérent. 

1. Clair

Avoir le consentement clair, ça veut dire que tu veux entendre un « oui » retentissant ou tout équivalent. Et pour être concept, soyons clairs : « je sais pas », « mmm OK… », « je suis pas vraiment dans le mood », « je suis pas sûr.e », un changement de sujet, ou encore simplement un silence, ça ne se qualifie pas comme étant un consentement. Si c’est le genre de réponse que tu obtiens, pèse su’l brake et fais marche arrière.

Définis tes intentions

Clair, ça veut aussi dire que ce à quoi la personne consent a été bien défini. Si tu dis « veux-tu finir la soirée chez moi », oui, pour plusieurs, le sous-entendu que tes intentions sont un peu cochonnes est compris. Mais pas pour tous. Et quelles sont ces intentions exactement ? Mystère. C’est là où ça devient problématique. Peut-être que pour toi ça veut dire coucher avec la personne, mais peut-être que pour cette dite personne, ça veut dire se coller en cuillère. Grosse différence, mettons. 

Évite les malentendus qui peuvent mener à de graves erreurs et sois spécifique sur tes envies, avec des phrases du genre :

« As-tu envie qu’on s’embrasse un peu partout ? »

« J’ai envie de te caresser, est-ce que ça te tente ? » 

« Je sens la chaleur monter, aimerais-tu qu’on se déshabille ? »

consentement clair
légende consentement enthousiaste

2. Volontaire

« Ouais, mais si ça y tentait pas, iel avait juste à dire non ! » Faux. Et ô combien réducteur ! Dire « non », c’est pas aussi simple que ça en a l’air. D’abord, on ne peut consentir si l’on est soumis.e à des pressions ou à des manipulations. Ça, on appelle ça de la coercition sexuelle, et ça se manifeste sous plusieurs formes, telles que des phrases comme : 

« C’est parce que tu m’excites trop »

« On a déjà commencé, tu peux pas m’arrêter ça en plein milieu »

« Tu le cherches, depuis tantôt tu m’agaces »

« Come on, tu peux pas juste changer d’idée de même »

Si tu forces un oui, ça demeure un non : un consentement obtenu après avoir insisté, ou après avoir mis de la pression, ce n’est pas un vrai « oui », c’est de la manipulation.

Inviter le refus

On t’en a parlé au point 1, mais toute autre réponse qu’un « oui », c’est l’équivalent d’un non. Et ce n’est pas tout. Pour être à l’aise d’exprimer clairement son refus, il faut être dans un environnement où l’on se sent confortable de le faire. Mettons que c’est difficile de mettre son pied à terre si on se sent intimidé, si on a peur de décevoir l’autre, ou de sa réaction. C’est donc ça, le consentement volontaire. C’est le fait d’avoir un « oui » qui est senti, qui reflète vraiment l’accord de la personne. Pas un « oui » obligé.

L’idéal, c’est donc de créer une atmosphère propice au refus. Comment ? En ouvrant la porte au « non », tout simplement, avec des phrases du genre :

« Veux-tu qu’on continue ? »

« Aimes-tu mieux qu’on regarde un film à la place ? »

« Sens-toi bien à l’aise de me dire d’arrêter. »
« Aimes-tu ça quand je te touche comme ça ?» 

« Y’a aucune pression si ça te tente pas. »
On t’entend déjà nous dire que ça pourrait briser le mood, mais fais-nous confiance, il n’y a rien de plus hot que quelqu’un qui veut s’assurer de ton plaisir.

consentement volontaire
légende consentement enthousiaste

3. Continu

As-tu déjà dit oui à une sortie dans un bar, sauf qu’après avoir enlevé tes pantalons et t’être évaché.e sur ton sofa, sortir te semble la pire idée ? Nous aussi. Le point ? On est tous coupables d’avoir déjà changé d’avis. Et quelque chose qui nous donnait envie il y a deux heures peut très bien ne plus nous tenter maintenant. Même principe pour toute activité sexuelle : tout le monde a le droit de dire « finalement, j’suis pas down »

L’importance du langage corporel

Avoir le consentement continu, c’est s’assurer que la personne n’a pas changé d’idée. Comment ? En lui demandant si tout va toujours bien, mais aussi en portant une attention particulière au langage corporel. Une personne qui est immobile, qui n’enlève pas elle-même ses vêtements, qui t’évite du regard, qui ne montre aucun signe d’enthousiasme ou, probablement le signe le plus indicateur, qui te repousse, c’est signe que quelque chose cloche. Si tu remarques ce genre de langage corporel, arrête immédiatement ce que tu fais et vérifie verbalement avec des phrases comme :

« Ça va ? »

« Est-ce que j’te fais mal ? »

« Préfères-tu que j’arrête ? »

« Veux-tu prendre le lead ? »

« Aimerais-tu mieux faire autre chose à la place ? »

« Veux-tu que je continue ? »


Le consentement continu, ça veut aussi dire de le demander à chaque changement d’activité sexuelle. Si la personne a dit oui à du sexe oral, ça ne veut pas dire que tu as carte blanche pour tout le reste. D’ailleurs, parlant de carte blanche, avoir un « oui » une fois dans le passé ne veut pas dire qu’il y a consentement ad vitam æternam. Que vous soyez mariés, que vous ayez déjà hook up à un party, ou que vous vous fréquentiez depuis 3 mois : il faut le demander chaque fois.

consentement cohérent
légende consentement enthousiaste

4. Cohérent

Pour donner son consentement, il faut être en état de le faire. Une personne endormie, intoxiquée ou qui n’est pas en état de prendre une décision éclairée ne peut pas donner son consentement. Concrètement : si la personne en est à son sixième shot, qu’elle a consommé de la drogue plus tôt dans la soirée, qu’elle a manqué de débouler les escaliers, qu’elle a de la difficulté à articuler, ou qu’elle est carrément inconsciente, c’est clairement pas le moment pour une partie de fesses. Satisfais tes envies avec une séance de masturbation et laisse l’autre en paix, c’est aussi simple que ça.

consentement cohérent
légende consentement enthousiaste

Dans le doute, abstiens-toi

Mieux vaut être en manque que de causer de la détresse à autrui, right ? Right. Oui, c’est poche se faire rejeter et ça travaille l’ego, mais c’est primordial de respecter la réponse de l’autre. Non, ou son équivalent, c’est non. Peu importe ça vient de qui, peu importe son outfit, peu importe la raison, et peu importe quand c’est dit. 

Cela dit, c’est possible de prendre le consentement très au sérieux tout en lui donnant une touche sensuelle. Si tu stresses à savoir comment demander le consentement sans ruiner la vibe, relaxe ! Il existe plein de manières ultra smooth pour vérifier que la personne partage tes désirs, et on t’en propose plusieurs ici. Mélanger respect et séduction tout en même temps : 🔥 💦

Que ce soit ta première expérience avec la fessée érotique, ou que tu cherches à perfectionner ta technique, tu trouveras certainement ton compte d’inspiration ici. Mais avant de te lancer, voici ce dont tu auras besoin :

T’as tout ce qu’il te faut ? Allons-y avec nos suggestions pour donner une fessée extraordinaire.

1. Commence en douceur

Règle numéro 1 pour une fessée réussie : garder le niveau de plaisir toujours plus élevé que le niveau de douleur. Ça va de soi. On te suggère donc de commencer en douceur avec des petites claques agaces qui donnent un avant-goût, mais surtout qui laissent la personne recevant la fessée en demander plus. D’ailleurs, parlant de parler, on te recommande de garder une communication plutôt constante lors de ta fessée, pour t’assurer que tout est toujours beau. Ça peut très bien se faire sous forme de jeu du genre « T’aimes ça ? T’en veux plus ? ». 

Cela dit, maintenant que tu as la confirmation que tu peux y aller d’une main un peu plus forte, notre conseil c’est d’alterner l’intensité de tes claques pour que ça ne soit pas trop intense trop tôt. Tu veux que ça dure ! Et on t’explique comment plus bas. Mais, un bon rythme à adopter, donc, c’est de parsemer quelques claques plus intenses à travers plusieurs claques modérées.

Conseil de sécurité : teste donc ta technique et la force de ta claque sur toi-même (genre, sur ta cuisse) avant de donner une fessée à ton/ta partenaire. T’sais, juste au cas où tu serais secrètement Obélix et que t’avais de la misère à mesurer ta force surhumaine.

2. Vise à la bonne place

Une fessée, ça reste une claque. Et bien qu’il y ait de fortes chances que ça laisse une rougeur, l’idée n’est pas de se ramasser avec un bleu. Concentre-toi donc sur les parties du corps qui ont une protection naturelle : le gras. Évidemment, il y en a quelques-unes, mais ici, on va s’en tenir au bon vieux popotin. Et plus précisément, à la zone où les fesses rejoignent les cuisses — le sweet spot. Pourquoi ? Parce que c’est une zone bien protégée (si tu vois ce qu’on veut dire), mais aussi « dangereusement » proche des parties génitales. Résultat : chaque vibration produite par la claque vient délicatement chatouiller le sexe de la personne. On a des frissons rien qu’à y penser. Bonus pour la personne qui donne la claque : la satisfaction de voir les fesses de son/sa partenaire rebondir et onduler au fil de la fessée.

Astuce pour la personne qui donne la fessée : écarte les fesses de la personne et, avec deux ou trois doigts, tapote doucement l’anus de ton partenaire avant de poursuivre la fessée. Surtout si la personne est fan de sexe anal. Plaisir garanti.

3. Fais résonner la claque

Le secret d’une fessée réussie ? Savoir comment bien positionner sa main pour que le ratio force de la claque et effet sonore soit 1:5. Pas de panique, on t’explique en terme non mathématique à l’instant. Le but c’est de donner une claque bien retentissante qui ne fait pas mal. Comment ? En plaçant ta main bien à plat. C’est la technique idéale pour un maximum de son. D’ailleurs, sache que pour plusieurs personnes, le son est autant cause d’excitation que l’impact lui-même.

Fait cocasse : ça résonne particulièrement dans la douche, si jamais une fessée sous l’eau chaude, c’est ton truc.

4. Varie la technique

Si tu ne fais que donner des claques une après l’autre, ça risque de devenir redondant assez rapidement et le niveau d’excitation va fondre aussi vite que ton popsicle en juillet — on se comprend. Bref, tu as deux options principales pour donner un regain de vie à ta fessée : varier la technique ou changer d’outil de prédilection.

Commençons par la technique. Il n’y a pas que la claque dont tu peux faire usage. Fais-nous confiance, se faire prendre une bonne poignée de fesses, c’est muy caliente. Mais tu peux aussi y aller d’une caresse, d’un bec et bobo, d’une lichette ou d’un doux mordillement pour changer les sensations.

Mais quand est-il de l’outil de prédilection ? On parle de ta main, bien sûr. C’est ton allié de base pour toute bonne fessée. Mais, si tu es déjà adepte de cette pratique et que tu veux pimenter un peu les choses, on te suggère de porter un gant (en cuir, préférablement) pour donner un petit zing à l’impact. Ou encore, d’essayer différents objets en remplacement de ta main. Tu penses peut-être tout de suite au fouet, mais tu peux aussi y aller avec une approche plus modérée, comme en utilisant une règle, ou encore plus douce, comme avec un ruban de soie. 

5. Prends ton temps

Déjà, varier la technique ça va t’aider à faire durer le plaisir. Mais pour que ce soit vraiment efficace, l’idéal c’est de prendre ton temps. Peut-être que ta fessée fait partie d’un jeu de rôle. Si c’est le cas, profite d’une pause entre les claques pour bien incarner ton personnage. Ajoute un peu de dirty talk et laisse la personne qui reçoit la fessée languir un peu, le temps de laisser monter l’anticipation.

À toi maintenant d’adapter ces conseils selon ta situation et tes envies — et celles de ton/ta partenaire — pour pouvoir profiter au maximum de ta fessée. 

Amuse-toi bien !

Peut-être que tu cherches à ressentir de nouvelles sensations ou à pimenter ta vie sexuelle. Ou encore, peut-être que les relations « pénis dans le vagin » ne sont simplement pas pour toi. Peut-être aussi que tu as entendu parler de la sodomie et que tu veux en savoir plus, même si personnellement, t’es pas trop down d’essayer. C’est ben correct. Peu importe la raison pour laquelle le sexe anal a piqué ta curiosité, on démystifie tout de ce sujet.

1. Le sexe anal, c’est pour qui ?

Newsflash : contrairement à la croyance populaire, la pénétration anale c’est pour tout le monde. Non, ce n’est pas seulement pour les hommes homosexuels — d’ailleurs, ils sont plusieurs à préférer d’autres pratiques, comme la masturbation mutuelle. Le plaisir anal n’a rien à voir avec ton orientation sexuelle ou ton genre. Et peu importe ton appareil génital, tu peux éprouver beaucoup de sensations agréables avec l’anal.

Si tu as une prostate

As-tu déjà entendu parler du point P ? C’est le nom donné à la prostate, en référence au fameux point G dans le vagin, parce que lorsque celle-ci est stimulée correctement, on peut avoir des orgasmes incroyables. Et multiples. Quoi ? Oui, t’as bien lu. Située à plus ou moins 5 cm du début de l’anus, tu peux atteindre cette zone extrêmement érogène avec un doigt ou un jouet pour du plaisir en solo, ou en couple.

Si tu n’as pas de prostate

Pas de prostate ? Pas de problème. Tu peux quand même apprécier le sexe anal puisque l’anus est rempli de terminaisons nerveuses qui aiment être stimulées. L’anus étant très étroit et serré (contrairement au vagin qui est bâti pour accueillir une tête de bébé), sa pénétration est souvent décrite comme donnant un feeling de plénitude qui est jouissif à souhait, littéralement.

Si tu as un clitoris

Savais-tu que le petit bout visible du clitoris n’est que la pointe de l’iceberg et que celui-ci a des racines internes faisant environ 11 cm de long ? C’est quoi le rapport, tu vas nous dire. Le rapport c’est que tous les orgasmes féminins sont atteints grâce à une stimulation directe ou indirecte du clitoris et qu’il est possible d’exciter ces racines par voie anale, et même d’atteindre l’orgasme. Ah ouais ? Ouais.

2. Est-ce que le sexe anal, ça a des risques ?

Toute pratique sexuelle comporte le risque de contracter des infections et maladies transmises sexuellement. Fellation, cunnilingus, pénétration : on s’en sort pas. C’est l’envers de la médaille d’avoir du fun — et des orgasmes. Mais le risque est d’autant plus présent pour le sexe anal, parce que les parois intérieures de l’anus sont particulièrement délicates et poreuses. Ceci dit, tant que tu gardes en tête de te protéger en mettant un condom, en faisant des tests de dépistage, et en étant sur la PrEP, c’est tout à fait sécuritaire. On te suggère aussi d’y aller en douceur pour commencer, afin d’éviter de créer des lésions et d’augmenter ton risque de contraction. 

3. Est-ce que c’est sale ?

On ne passera pas par quatre chemins : si tu y vas à l'aveuglette et que tu ne sais pas trop comment t'y prendre, tu risques de rencontrer un peu de matière fécale dans ton aventure. Qu’est-ce que tu veux, c’est quand même par là que ça passe ! 

Le sexe anal, ça prend un minimum de préparation. C’est pas juste une question de se laver le troufion, faut aussi que tu t’assures que tout est propre en-dedans. Comment ? Disons le simplement : une bonne job au toilette, c’est l’essentiel pour éviter les mauvaises surprises. Essaye-toi pas le ventre plein, mettons. 

Pour jouer encore plus safe, tu peux aussi te procurer une douche anale et effectuer un lavement. C’est grâce à ça que les stars pornos ont un rectum tout propre dans les vidéos. L’important, c’est surtout d’être à l’aise avec son/sa partenaire, et de ne pas en faire tout un plat s’il y a un petit dégât. Après tout, ça reste quelque chose de naturel. On est là pour avoir du fun, alors vaut mieux en rire que d’en pleurer ! 

4. Est-ce que ça fait mal ?

Non, pas quand c’est bien fait. Il faut y aller en douceur, mais aussi travailler son élasticité et surtout, utiliser beaucoup de lubrifiant. Si ça fait mal, c’est signe qu’on fait quelque chose incorrectement. Contrairement à ce que la pornographie nous fait croire, on ne glisse pas dans un anus comme un pingouin glisse sur une banquise. Mais on revient là-dessus plus loin — la préparation de l’anus, pas le pingouin.

5. Comment aborder le sujet avec son/sa partenaire ?

Pas question de se « tromper de trou » ici. Pour t’essayer au sexe anal, il te faut le consentement enthousiaste de ton/ta partenaire. Si parler de tes préférences sexuelles avec ta douce moitié ne te vient pas facilement, tu peux toujours aborder le sujet en partageant cet article avec iel et faire d’une pierre deux coups : tâter le terrain sur son intérêt pour l’anal et répondre à toutes ses questions en même temps. Pratique, en ? Une petite phrase bien subtile du genre : « je suis tombé.e sur cet article aujourd’hui, j’ai trouvé ça intéressant. T’en penses quoi ? » c’est parfait pour briser la glace (du sujet, pas de la banquise. Focus.)

Si la personne est game d’essayer, tant mieux pour toi ! Tu peux maintenant passer à l’action. Mais sinon, n’insiste pas. Tu peux toujours explorer ta propre porte arrière par toi-même. C’est même recommandé avant de laisser quelqu’un d’autre s’y aventurer. Comme ça, tu connais mieux ce qui te fait du bien et tu peux guider l’autre, ou avoir du fun seul.e. Même si tu préfères pénétrer plutôt que d’être pénétré.e, avoir une idée du feeling, ça peut t’aider à amener l’autre au septième ciel. Bref, t’as rien à perdre (à part ta virginité anale).

6. La pénétration anale, on fait ça comment ?

Aborder le sujet avec ta douce moitié, check. Obtenir son consentement, check. Passer à la toilette et se rafraîchir les founes, check. Après on fait quoi ?

On se détend

Tout comme essayer de toucher tes orteils sans plier les genoux, pénétrer l’anus, ça se fait mieux si on est échauffé.e et détendu.e. C’est aussi beaucoup plus agréable si on sort de sa tête et qu’on focus sur les sensations ressenties plutôt que ses peurs. Relaxe, prends ça tranquillement et écoute ton corps.

On y va en douceur

Oublie les vidéos de porno : pour apprécier la pénétration anale, il faut d’abord y aller en douceur, surtout si c’est ta première fois. L’anus, c’est serré, mais l’élasticité, ça se travaille — même les stars du porno le font, c’est juste un behind the scenes. On te suggère de commencer par quelques préliminaires. Tu peux d’abord caresser l’anus, puis y introduire un doigt ou une petite plug anale. En faisant de légers mouvements rotatifs, tu peux relâcher les muscles du rectum, ce qui te permettra ensuite d’y insérer quelque chose de plus gros, si tu le désires. Après, tu fais ce que tu veux ! 

Petite note : pas besoin d’y aller en profondeur pour ressentir un maximum de plaisir. N’oublie pas que la prostate se trouve à seulement 5 cm de profondeur. La pénétration en surface suffit pour la stimuler et pour exciter les multiples terminaisons nerveuses qui se trouvent au début de l’anus.

On utilise beaucoup de lubrifiant

Pas le temps d’économiser sur ta petite bouteille. Contrairement au vagin, l’anus ne se lubrifie pas par lui-même. C’est donc impératif d’utiliser du lubrifiant, en masse, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de friction désagréable. Si tu planifies avoir recours à un jouet, ou un condom, assure-toi d’utiliser du lubrifiant à base d’eau (pas de silicone). Et n’hésite pas non plus à en rajouter durant l’action si c’est nécessaire.

On communique avec l’autre

Comme pour toute pratique sexuelle, pour que ça se passe bien, il faut une bonne communication avec son/sa partenaire. Si tu pénètres, demande à l’autre s’iel aime ce que tu lui fais. Si tu es pénétré.e, guide l’autre pour lui indiquer tes préférences. C’est pas sorcier et ça peut même facilement devenir du dirty talk et faire monter le niveau d’excitation. 

Le sexe anal outre la pénétration

Le sexe anal, ça ne s’arrête pas à la pénétration. Si tu veux explorer cette zone érogène plus en profondeur — la catches-tu — il existe une panoplie d’options. Tu peux aussi essayer l’anulingus qui est particulièrement agréable, ou si tu n’en ai pas à ta première sodomie, tu peux t’aventurer dans le fisting. Seul.e, en couple, ou en groupe. Avec un pénis, un jouet ou tes doigts. À toi de voir tes préférences de plaisir anal. Et si tu préfères ne pas t’essayer, c’est ben correct aussi. De toute façon, c’est pas les options qui manquent quand on parle de sexualité !

Entre aimer la petite claque sur les fesses durant le sexe et les menottes en minou rose cachées dans notre tiroir, on est plusieurs à avoir un côté coquin, qu’on se l’admette ou non.

Mais si tu désires faire le grand saut dans l’univers du BDSM à proprement parler, et avant d’aller au Rona t’acheter de la corde ou des chaînes, on te suggère de prendre connaissance des quelques règles de base suivantes pour t’assurer que ton expérience se passe bien à tout coup — et pour te guider sur quelques items de plus à ajouter à ton panier.

1. Avoir le consentement

On espère que cette règle est évidente et on s’entend qu’elle est valide pour absolument toutes les pratiques sexuelles, qu’elles soient catégorisées comme étant BDSM ou non. Et en général, si tu ne sais pas comment t’assurer que l’autre en a bien envie sans trop ruiner la vibe, on te suggère de jeter un coup d’œil à notre article sur le sujet.

Pour le BDSM par contre, il faut y aller un peu plus directement et planifier les choses d’avance. Non, on ne se met pas à ligoter son/sa partenaire à l’improviste, comme ça. Mettons que ça peut très mal passer — la différence entre de la violence conjugale et le BDSM repose à 100 % sur le consentement, faque assures-toi que les choses sont claires.

Pour se faire, il faut d’abord discuter de tes fantasmes avec l’autre avant de commencer la séance. Tu peux même avoir recours à une liste papier pour définir exactement les pratiques que vous êtes confortable d’essayer et surtout celles qui sont à éviter. Une fois que c’est fait, on détermine un safeword pour s’assurer que même quand le fun est commencé, le consentement reste au cœur du jeu.

2. Choisir un safeword

Pour se donner une porte de sortie durant le jeu, si jamais on devient inconfortable, ou pour quelque raison que ce soit, on s’entend sur un mot magique qui, lorsque prononcé, met fin immédiatement à l’action. Dans la communauté BDSM, on appelle ça un safeword — ou un safegesture (un geste) si on a l’intention d’utiliser un bâillon.

L’idéal c’est d’utiliser un mot (ou un geste) facile à retenir et qu’on est sûr de ne pas utiliser par erreur. Si ton mot c’est « pénis », y’a quand même des chances que tu le prononces, provoquant la fin d’un moment particulièrement chaud sans le vouloir. À éviter, mettons. Certains utilisent un code de couleur pour aider à guider la scène, par exemple :

• Jaune — Ralenti, je suis pas tant à l’aise

• Rouge — NOPE.

À toi de voir la technique qui convient le mieux à ton fantasme.

3. Établir et respecter ses limites

Pour s’assurer que tout le monde est à l’aise tout au long de la séance sans avoir à constamment demander le consentement, l’idéal c’est de faire le point sur les limites de chacun avant de commencer. Quand on parlait d’une liste papier des pratiques tantôt, c’est pour déterminer clairement ses limites et pour aider à ce que le jeu soit plus fluide par la suite.

Dans l’univers du BDSM, on emploie les termes soft et hard pour définir ses limites. Soft, ça désigne une pratique qui ne nous intéresse pas, mais que l’on pourrait se laisser convaincre d’essayer dans le futur — après discussion et AVANT la séance, bien sûr. Une limite hard c’est un non catégorique. 

Les limites, c’est unique à chacun et ça peut changer avec le temps. C’est donc toujours bon de se mettre à jour mutuellement s’il y a des changements dans nos préférences. Et évidemment, il faut absolument respecter les limites de chacun en tout temps.

4. Appliquer le SSC ou le RACK

SSC et RACK, ce sont deux options de guide de conduite que la communauté suggère de suivre lors d’une séance de BDSM. Le premier, SSC est l’acronyme de Sécuritaire, Sensé et Consensuel, l’objectif étant de réaliser ses fantasmes de manière sécuritaire, dans la mesure du raisonnable et en ayant le consentement de tous. Le deuxième, RACK, est l’acronyme anglais de Risk Aware Consensual Kink qui signifie être conscient des risques impliqués dans la réalisation consensuelle de son fantasme. 

C’est bien beau tout ça, mais ça reste quand même assez vague : jusqu’à quel point est-ce qu’on peut déterminer les risques impliqués ? Qu’est-ce qui est « raisonnable » quand le fantasme même est extrême ? Bref, ce n’est pas parfait, mais ça reste des concepts importants à garder en tête lors d’une séance.

5. Rester sobre

Il était une fois Kevin qui avait bu une Labatt 50 de trop. Il eut alors l’idée de génie de se faire tirer en traîneau par une voiture. Kevin rencontra un arbre et perdit sa deuxième palette.

L’histoire varie pour chacun, mais on connait tous un Kevin — ou on en est un soi-même. Bref, on peut s’entendre pour dire qu’en état d’ébriété, notre jugement n’est pas à son plus fort. Si on mêle bondage, domination et sadomasochisme avec alcool ou drogue, mettons que les chances augmentent pour que quelqu’un se blesse ou qu’on dépasse les limites préétablies.

Bref, reste sobre. De toute façon, l’objectif du BDSM c’est de vivre des sensations, pas de les masquer.

6. Faire ses recherches

Avant de ligoter quelqu’un et de le suspendre la tête en bas, fais donc un petit tour sur Google pour connaître la meilleure technique de nœuds à utiliser (tsé, pour être sûr que la personne ne s’étampe pas la face dans le plancher si ton nœud lâche). Même chose si tu veux donner une fessée, jouer avec de la cire chaude ou essayer le sexe anal pour la première fois : fais des recherches avant de t’essayer sur un être humain. Bref, le point c’est que le BDSM, ça se prépare. Outre les moteurs de recherche, tu peux aussi t’adresser directement aux membres de la communauté (les experts) pour en apprendre plus sur les meilleures techniques pour réaliser ton fantasme.

7. Se pratiquer

Une fois tes recherches complétées, on te suggère fortement de te pratiquer. De un, parce que pour certaines techniques, mieux vaut faire un test sur un cobaye non vivant (un toutou ou une poupée gonflable, c’est parfait) avant de t’essayer sur ton/ta partenaire. Et de deux, parce que si tu as de la misère avec ta technique, ça peut briser la vibe un peu — surtout si tu es dans un rôle dominant et que tu es censé.e être full en contrôle de tout. Mettons que la scène peut manquer un peu de crédibilité si tu dois retourner sur YouTube pour vérifier ton nœud. 

8. Connaître le corps humain

Pratiquer son fantasme de manière raisonnable et en connaître les risques (t'sais, quand on parlait du SSC et du RACK), ça veut aussi dire savoir reconnaître les signes de danger. Pour ça, il faut en savoir un peu sur l’anatomie humaine, surtout si l’on a l’intention de pratiquer le bondage ou le sadomasochisme.

Si une personne est ligotée, il faut vérifier les extrémités du corps pour s’assurer que la circulation sanguine se fasse bien. Aux premières sensations de fourmillement ou si on remarque que la peau devient bleuâtre, il faut détacher la personne immédiatement.

Avoir des connaissances de base en premiers soins peut aussi s’avérer utile si jamais il y a des saignements ou des brûlures, par exemple. Et bien qu’on ne recommande pas cette pratique, si tu t’essayes à la strangulation on te recommande fortement de savoir faire la réanimation cardiorespiratoire (RCR), juste au cas.

9. Être prêt à agir en cas de problème

T’as pris le temps de t’équiper d’un harnais de cuir, d’un fouet ou encore de corde pour le bondage. Peu importe ton fantasme, prends donc aussi la peine de t’approprier une trousse de premiers soins et des ciseaux d’ambulancier, et garde-les à proximité au cas où quelque chose tournerait mal. Si tu t’essayes au bondage, garde en tête de ne jamais laisser une personne ligotée seule. Comme le veut le dicton : mieux vaut prévenir que guérir.

10. Pratiquer l’aftercare

De préférence, on ne sort pas de notre séance de BDSM pour retourner à son quotidien sans avoir eu une petite période de retour à la réalité avant. Mettons qu’aller souper chez tes beaux-parents directement après avoir passé une heure à être soumis(e) et suspendu(e) au plafond ou, si tu étais dominant(e), à avoir pissé ton/ta partenaire, ça peut sembler irréel et te laisser sous le choc.

L’aftercare, ça sert donc justement à faire un retour à la réalité en douceur et à s’assurer que peu importe le type de jeu vécu, on s’en sort bien physiquement et mentalement. C’est un moment nécessaire après chaque séance qui se fait en quatre étapes faciles, et où l’on en profite pour soigner ce qui doit l’être, pour se ravitailler et reprendre de l’énergie, mais surtout pour communiquer avec son/sa partenaire et faire un retour sur le jeu. 

Donc, avant de donner le premier coup de fouet…

Obtient le consentement de ton/ta/tes partenaires en choisissant un safeword et en établissant clairement vos limites.

Pratique tes fantasmes dans la mesure du raisonnable, en étant conscient des risques impliqués et en étant prêt à agir en cas de besoin.

Et finalement, ajoute les items suivants à ton panier d’achats : un tube de Polysporin, des ciseaux d’ambulancier, une boîte de pansements et deux ou trois barres de chocolat.

Pour ce qui est des items nécessaires à la réalisation de ton fantasme en soi, on te laisse y voir selon tes envies.

Bonne séance !

Si tu ne te considères « vanille », les chances sont que tu patauges déjà dans le BDSM sans le savoir. Fessée, jeux de rôle, bodysuit en latex si ça te ressemble, bienvenu.e dans le club. Ou peut-être que tu es un.e adepte avoué.e de cet univers depuis longtemps. Peu importe ta situation, on te garantit que l’aftercare, ça ne peut être que bénéfique à ta sexualité. Découverte ou petit rappel : on te dit tout sur cette pratique.

L’aftercare, c’est quoi et à quoi ça sert ?

As-tu déjà ressenti une sensation de flottement après une séance de BDSM ? Comme un rush d’adrénaline, similaire à celui qu’on aurait après avoir fait un saut en bungee ou couru un marathon (pas qu’on ait déjà fait ces deux activités) ? C’est normal. Ce sont les hormones sécrétées durant le jeu qui te font cet effet et te mettent en état d’euphorie. Bref, t’es high sur l’endorphine.

Seule problématique : comme pour tout bon high, vient par la suite un down. Si tu l’as déjà un peu échappé lors d’un party, tu sais ô combien un lendemain de veille peut être pénible. Une petite shot de tequila de trop — ou peu importe ton poison — et hop, la tête dans l’bol, la migraine, ou encore les remords à n’en plus finir. 

Même principe pour une séance BDSM et ses effets secondaires. D’ailleurs, c’est pour ça que l’aftercare fait partie intégrante de cette culture. Après avoir fait monter l’excitation au maximum, c’est normal de vivre un down. Dans la communauté BDSM, on appelle ça un drop. Ça se manifeste de manière unique à chacun, selon la séance vécue, et ça peut être ressenti physiquement ou psychologiquement. 

Bref, l’aftercare c’est l’équivalent de manger un hot dog et de prendre deux Advil avec un grand verre d’eau à la fin d’une soirée bien arrosée — presque. C’est un moment dédié à faire un retour à la réalité en douceur après une séance de BDSM. Ça sert à ce que tout le monde reparte dans un bon état d’esprit, et à réduire, voire même éviter, un drop

Les 4 étapes de l’aftercare 

Pour faire ça simple : l'aftercare, c'est prendre soin de soi et de l'autre. Bref, pour prévenir un drop, on te suggère de suivre les quatre étapes suivantes et de les adapter à tes propres besoins et à ceux de ton/ta partenaire.

1. On se met confo

On commence par se détacher tranquillement de la scène et des actions qui viennent de se passer. Comment ? En se mettant en mou. Adieu les menottes, le harnais de cuir ou le bâillon, bonjour les sweatpants et la grosse couverture. Pif paf pouf, on met nos pantoufles et on quitte le donjon pour se diriger vers un endroit propice au confort. Sofa, lit, ou même un bain chaud, à toi de voir.

2. On jase

Pas du temps qu’il fait dehors ou du dernier post Instagram de Britney, mais de ce qui vient de se passer. Qu’est-ce qui était le fun ? Qu’est-ce qu’on a moins aimé ? Qu’est-ce qui serait à refaire ou à éviter dans le futur ? 

On prend le temps de se rassurer mutuellement que nos fantasmes, quels qu’ils soient, sont normaux et qu’on ne doit pas en être gêné.e. Et on fait tout ça avec une voix calme et rassurante, en se disant des mots doux.

3. On se soigne

Une séance de BDSM, ça peut laisser des marques, littéralement. Un petit coup de fouet plus fort que d’habitude ou de l’irritation causée par les cordes de bondage, peu importe ton trip, l’aftercare ça sert aussi à soigner ce qui doit l’être. Polysporin, glace ou les deux Advil dont on te parlait tantôt sont tes meilleurs alliés.

On suggère aussi de boire et de manger pour reprendre de l’énergie. Pas obligé que ce soit un hot dog. Tu peux remplacer la saucisse par du chocolat — parfait pour donner un petit boost de sérotonine — ou n’importe quel type de nourriture que tu préfères.

4. On se colle (ou on se laisse tranquille)

On finit le tout par un échange de tendresse — non-sexuelle, évidemment, on ne veut pas repartir le fun ! Sauf si toi ou ton/ta partenaire préférez prendre un moment seul pour décompresser ou méditer. À toi de voir ce dont tu as besoin.

Par contre, sache qu’un drop, ça peut se manifester 24 à 72 h après une séance. Ça veut dire que même si tu te sens top shape direct après, tu pourrais commencer à en ressentir les effets après quelques jours. On te suggère donc de faire un petit suivi avec ton/ta partenaire le lendemain de votre séance pour s’assurer que tout va bien.

L’aftercare, pas juste pour le BDSM

Bref, l’aftercare c’est un moment pour prendre soin de soi et de l’autre. C’est une pratique basée sur la communication et le respect de l’autre, et c’est bien établi dans l’univers du BDSM, tout comme le code de conduite. On dit ça, on dit rien, mais messemble que tout le monde aurait intérêt à l’intégrer dans leur routine sexuelle, même si t’es vanille. T’en penses quoi ?

Il est grand temps de briser une fois pour toutes le tabou entourant la masturbation. Peu importe l’appareil génital dont tu disposes, si la simple idée d’avoir un orgasme ne suffit pas pour te convaincre d’essayer la masturbation quotidienne, peut-être que ses multiples bienfaits pour la santé te feront changer d’avis. Et si, au contraire, tu commençais à te poser des questions sur ta fréquence élevée d’autoérotisme, rassure-toi, ce moment pour toi contribue à ton épanouissement physique et mental. Découvre pourquoi ton corps et ton cerveau te diront merci pour tes séances de self-love.

Des bienfaits pour tout le monde

1. Ça diminue le stress

Outre le plaisir, un orgasme, ça engendre aussi la sécrétion d’endorphine qui porte bien son surnom : l’hormone du bonheur. Quand on atteint l’apogée du plaisir, on devient ensuite détendu et on tombe dans un état de bien-être, ce qui permet de relâcher les tensions physiques et psychologiques. Ce qu’on retient : rien de mieux que de se faire l’amour à soi-même pour oublier une longue journée de travail.

2. Ça prévient l’incontinence urinaire

Quand on se masturbe, on fait travailler plusieurs muscles sans le savoir, dont les jambes et les fesses, mais surtout le plancher pelvien, situé sous la vessie. Les microcontractions engendrées par l’autoérotisme permettent de renforcer ces régions. Bref, ça contribue à éviter les p’tites fuites causées par le vieillissement ou apparues après une grossesse.

3. Ça boost le système immunitaire

Nouveau remède pour ton prochain rhume : après ta soupe poulet et nouille et tes deux Advil rhume et sinus, une p’tite séance de masturbation et l’affaire est ketchup. La masturbation permet à notre corps d’augmenter la production de globules blancs dont le rôle est de s’attaquer aux cellules contaminées par différents virus. 

4. C’est bon pour le cœur 

T’as horreur du cardio ? Tu déprimes juste à penser à aller courir sur un tapis roulant au gym ? Bonne nouvelle : la masturbation augmente le rythme cardiaque jusqu’à 65 %. Ça, ça équivaut à une marche rapide, mesdames et messieurs. On ne te dit pas que si tu te masturbes régulièrement tu vas pouvoir courir un marathon sans problème, mais mettons que c’est mieux que rester évaché(e) sur le sofa à regarder un 8e épisode de suite de CSI : Miami — et pas mal plus plaisant.

5. Ça permet d’établir ses préférences

T’aurais beau lire l’Internet au complet, il n’existe pas de marche à suivre pour la sexualité. Ce qui plaît à ton voisin ne te plaira peut-être pas à toi. Pour découvrir ce qui te donne du plaisir, il faut mettre la main à la pâte. Que tu sois muni(e) d’une baguette ou d’une brioche, prendre le temps de s’explorer te permettra non seulement d’atteindre l’orgasme plus facilement — ou de le contrôler — mais aussi de prendre un moment pour mettre l’accent sur ton plaisir à toi et à personne d’autre. Des fois, c’est correct d’être égoïste dans la vie.

Et si, pour toi, la masturbation c’est un Nouveau Monde, détends-toi et donne-toi le temps d’apprendre à te connaître. Mets-toi dans le mood en créant une atmosphère propice à la détente, ou installe-toi devant tes vidéos pornos préférés. On te suggère aussi d’essayer des jouets sexuels : c’est un bon moyen de découvrir de nouvelles sensations, voire même d’avoir des orgasmes multiples. Pardon. Des orgasmes multiples ? Le rêve.

6. Ça augmente la libido

Il existe plusieurs raisons qui influencent la libido : fatigue, dépression, consommation d’alcool ou de drogue, maladie chronique, etc. Peu importe ce qui t’afflige, te masturber peut aider à te recrinquer les envies. Plus on se masturbe, plus on a le goût d’être actif sexuellement. Ça ne règlera peut-être pas complètement ton problème, mais c’est un pas dans la bonne direction.

7. C’est bon pour le couple

Si tu connais mieux ce qui t’excite (point 5) et que tu as envie d’en profiter plus souvent (point 6), mettons que c’est gagnant pour avoir des ébats sexuels plus plaisants et plus fréquents avec ton/ta partenaire.

Et si la pénétration (vaginale ou anale), c’est pas trop ton truc, ça serait-tu pas l’fun de savoir qu’il existe toute une panoplie d’activités sexuelles auxquelles tu peux t’adonner ? Bon, on se doute que t’en connais probablement quelques-unes. Mais la masturbation mutuelle, en as-tu déjà entendu parler ? Il s’agirait même d’un excellent moyen de souder son couple. Voir l’autre s’abandonner complètement entre nos mains, c’est un gros turn on, fais-nous confiance.

8. Ça aiderait à conserver les facultés cognitives avec l’âge

On ne dit pas que la recette miracle pour éviter la dégénération cérébrale réside dans nos petites séances de touche-pipi. Mais toujours est-il que deux études réalisées en 2016 et en 2017 auprès de personnes âgées de 50 et 90 ans ont démontré que celles ayant une activité sexuelle régulière, incluant la masturbation, auraient une meilleure mémoire et une meilleure capacité verbale.

9. Ça favorise le sommeil

Des difficultés à dormir ? Lâche ton cell, éteins Netflix et essaye de te masturber avant d’aller te coucher. Lorsqu’on atteint l’orgasme, notre corps sécrète de l’endorphine qui, on le sait déjà, donne une sensation de bien-être et de détente. Après l’orgasme, le rythme cardiaque et la pression baissent, favorisant un sommeil profond. Mettons que c’est une solution beaucoup plus naturelle que des somnifères et bien plus l’fun qu’une tasse de tisane à la camomille.

10. Ça n’a aucun risque

Certains ont bien essayé de décourager la masturbation en prétendant toutes sortes de folies. Devenir aveugle ou sourd, avoir du poil qui pousse dans les paumes, développer une maladie mentale ou devenir infertile : c’est juste des légendes urbaines. À moins que tes habitudes de masturbations ne prennent le dessus sur ton quotidien (genre, si tu restes chez toi pour te faire l’amour au lieu d’aller travailler), il n’y a absolument aucun danger à se faire jouir, faque lâche-toi lousse comme on dit, même si pour toi ça veut dire plusieurs fois par jour.

Des bienfaits pour les personnes ayant des menstruations                                                                

11. Ça soulage les migraines et les crampes menstruelles 

Le cocktail d’hormones dégagées lorsqu’on atteint l’orgasme donne lieu à plusieurs choses. On t’entend dire « oui, je sais, ça détend, ça favorise le sommeil, viens-en au but ». Roulement de tambour : ça agit aussi comme analgésique qui aiderait à atténuer les crampes et les migraines causées par les menstruations. 

Si tu n’es pas trop à l’aise avec l’idée de te toucher quand c’est la mer rouge dans tes culottes, on te suggère de t’essayer sous la douche ou dans le bain. Et puis le sang, ça se lave. Ton vibrateur va en revenir et tes draps aussi — fais-toi donc plaisir.

12. Ça réduit les symptômes de la ménopause

Comme si les bouffées de chaleur et les sautes d’humeur n’étaient pas assez désagréables, la ménopause cause aussi la sécheresse vaginale, l’incontinence urinaire et la baisse de libido. Wow. Génial.

Une étude relative à ces changements a démontré que les personnes vivant la ménopause ou la préménopause qui se masturbent sont moins affectées par ces symptômes. Renforcer le plancher pelvien pour aider avec l’incontinence, check. Augmenter la libido, check. Favoriser la circulation sanguine dans la zone vaginale pour aider la lubrification, check. Bref, la masturbation contribue à maintenir une santé sexuelle saine, même quand nos hormones abandonnent le navire. 

Des bienfaits pour les personnes ayant une prostate

13. Ça aiderait à prévenir le cancer de la prostate

Selon une étude australienne, éjaculer souvent (5 fois ou plus par semaine) permettrait de libérer l’accumulation de liquide séminal dans les canaux prostatiques et ainsi de réduire le risque de développer un cancer de la prostate. Pas trop difficile de consacrer du temps à cette prévention considérant qu’en moyenne, il faut moins de 5 minutes pour atteindre l’éjaculation. 

14. Ça permet de contrôler l’éjaculation précoce

Incapable de te retenir: en moins de trois minutes c’est l’explosion ? Rassure-toi, tu manques possiblement juste de pratique et tu peux facilement régler ton problème grâce à la masturbation. En apprenant à reconnaître les stades de ton excitation, tu pourras prendre le contrôle de ton éjaculation. Tu peux même commencer à voir des résultats après seulement un mois ! Si seulement les gains du chest/bras étaient visibles aussi rapidement…

15. Ça aide à prévenir la dysfonction érectile

Avec l’âge, on perd du tonus musculaire — oui, même sous la ceinture. Et malheureusement, ça entraîne la dysfonction érectile et l’incontinence urinaire. Mais pour aider à prévenir ces deux conditions et pour donner du tonus à ton phallus, rien de mieux que la masturbation. Un afflux de sang et d’oxygène régulier dans le pénis permet de garder la forme. Et pour des résultats solides — la catches-tu — il est recommandé de stimuler le pénis de trois à cinq fois par semaine.

Bref, la masturbation c’est 15 bonnes raisons de dédier du temps pour prendre soin de soi et pour se faire plaisir. Tu peux en faire toute une expérience : allumer des bougies, diffuser des huiles essentielles, te faire couler un bain chaud ou t’installer devant Bleu Nuit. Mais tu peux aussi profiter de ses bienfaits en vitesse, sur le coin d’une table ou en rinçant ton shampoing et avant d’appliquer ton revitalisant. Et finalement, tu peux aussi ne pas en avoir envie du tout et c’est ben correct comme ça. La sexualité, c’est unique à soi. À toi de voir ce qui te convient. 

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