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10 règles du BDSM à connaître avant de donner le premier coup de fouet


Laurence Gribling
Que tu cherches à pimenter ta vie sexuelle, ou que tu veuilles explorer un nouveau côté de toi-même, mieux vaut connaître le guide de conduite du BDSM avant de s’y lancer.

Entre aimer la petite claque sur les fesses durant le sexe et les menottes en minou rose cachées dans notre tiroir, on est plusieurs à avoir un côté coquin, qu’on se l’admette ou non.

Mais si tu désires faire le grand saut dans l’univers du BDSM à proprement parler, et avant d’aller au Rona t’acheter de la corde ou des chaînes, on te suggère de prendre connaissance des quelques règles de base suivantes pour t’assurer que ton expérience se passe bien à tout coup — et pour te guider sur quelques items de plus à ajouter à ton panier.

1. Avoir le consentement

On espère que cette règle est évidente et on s’entend qu’elle est valide pour absolument toutes les pratiques sexuelles, qu’elles soient catégorisées comme étant BDSM ou non. Et en général, si tu ne sais pas comment t’assurer que l’autre en a bien envie sans trop ruiner la vibe, on te suggère de jeter un coup d’œil à notre article sur le sujet.

Pour le BDSM par contre, il faut y aller un peu plus directement et planifier les choses d’avance. Non, on ne se met pas à ligoter son/sa partenaire à l’improviste, comme ça. Mettons que ça peut très mal passer — la différence entre de la violence conjugale et le BDSM repose à 100 % sur le consentement, faque assures-toi que les choses sont claires.

Pour se faire, il faut d’abord discuter de tes fantasmes avec l’autre avant de commencer la séance. Tu peux même avoir recours à une liste papier pour définir exactement les pratiques que vous êtes confortable d’essayer et surtout celles qui sont à éviter. Une fois que c’est fait, on détermine un safeword pour s’assurer que même quand le fun est commencé, le consentement reste au cœur du jeu.

2. Choisir un safeword

Pour se donner une porte de sortie durant le jeu, si jamais on devient inconfortable, ou pour quelque raison que ce soit, on s’entend sur un mot magique qui, lorsque prononcé, met fin immédiatement à l’action. Dans la communauté BDSM, on appelle ça un safeword — ou un safegesture (un geste) si on a l’intention d’utiliser un bâillon.

L’idéal c’est d’utiliser un mot (ou un geste) facile à retenir et qu’on est sûr de ne pas utiliser par erreur. Si ton mot c’est « pénis », y’a quand même des chances que tu le prononces, provoquant la fin d’un moment particulièrement chaud sans le vouloir. À éviter, mettons. Certains utilisent un code de couleur pour aider à guider la scène, par exemple :

• Jaune — Ralenti, je suis pas tant à l’aise

• Rouge — NOPE.

À toi de voir la technique qui convient le mieux à ton fantasme.

3. Établir et respecter ses limites

Pour s’assurer que tout le monde est à l’aise tout au long de la séance sans avoir à constamment demander le consentement, l’idéal c’est de faire le point sur les limites de chacun avant de commencer. Quand on parlait d’une liste papier des pratiques tantôt, c’est pour déterminer clairement ses limites et pour aider à ce que le jeu soit plus fluide par la suite.

Dans l’univers du BDSM, on emploie les termes soft et hard pour définir ses limites. Soft, ça désigne une pratique qui ne nous intéresse pas, mais que l’on pourrait se laisser convaincre d’essayer dans le futur — après discussion et AVANT la séance, bien sûr. Une limite hard c’est un non catégorique. 

Les limites, c’est unique à chacun et ça peut changer avec le temps. C’est donc toujours bon de se mettre à jour mutuellement s’il y a des changements dans nos préférences. Et évidemment, il faut absolument respecter les limites de chacun en tout temps.

4. Appliquer le SSC ou le RACK

SSC et RACK, ce sont deux options de guide de conduite que la communauté suggère de suivre lors d’une séance de BDSM. Le premier, SSC est l’acronyme de Sécuritaire, Sensé et Consensuel, l’objectif étant de réaliser ses fantasmes de manière sécuritaire, dans la mesure du raisonnable et en ayant le consentement de tous. Le deuxième, RACK, est l’acronyme anglais de Risk Aware Consensual Kink qui signifie être conscient des risques impliqués dans la réalisation consensuelle de son fantasme. 

C’est bien beau tout ça, mais ça reste quand même assez vague : jusqu’à quel point est-ce qu’on peut déterminer les risques impliqués ? Qu’est-ce qui est « raisonnable » quand le fantasme même est extrême ? Bref, ce n’est pas parfait, mais ça reste des concepts importants à garder en tête lors d’une séance.

5. Rester sobre

Il était une fois Kevin qui avait bu une Labatt 50 de trop. Il eut alors l’idée de génie de se faire tirer en traîneau par une voiture. Kevin rencontra un arbre et perdit sa deuxième palette.

L’histoire varie pour chacun, mais on connait tous un Kevin — ou on en est un soi-même. Bref, on peut s’entendre pour dire qu’en état d’ébriété, notre jugement n’est pas à son plus fort. Si on mêle bondage, domination et sadomasochisme avec alcool ou drogue, mettons que les chances augmentent pour que quelqu’un se blesse ou qu’on dépasse les limites préétablies.

Bref, reste sobre. De toute façon, l’objectif du BDSM c’est de vivre des sensations, pas de les masquer.

6. Faire ses recherches

Avant de ligoter quelqu’un et de le suspendre la tête en bas, fais donc un petit tour sur Google pour connaître la meilleure technique de nœuds à utiliser (tsé, pour être sûr que la personne ne s’étampe pas la face dans le plancher si ton nœud lâche). Même chose si tu veux donner une fessée, jouer avec de la cire chaude ou essayer le sexe anal pour la première fois : fais des recherches avant de t’essayer sur un être humain. Bref, le point c’est que le BDSM, ça se prépare. Outre les moteurs de recherche, tu peux aussi t’adresser directement aux membres de la communauté (les experts) pour en apprendre plus sur les meilleures techniques pour réaliser ton fantasme.

7. Se pratiquer

Une fois tes recherches complétées, on te suggère fortement de te pratiquer. De un, parce que pour certaines techniques, mieux vaut faire un test sur un cobaye non vivant (un toutou ou une poupée gonflable, c’est parfait) avant de t’essayer sur ton/ta partenaire. Et de deux, parce que si tu as de la misère avec ta technique, ça peut briser la vibe un peu — surtout si tu es dans un rôle dominant et que tu es censé.e être full en contrôle de tout. Mettons que la scène peut manquer un peu de crédibilité si tu dois retourner sur YouTube pour vérifier ton nœud. 

8. Connaître le corps humain

Pratiquer son fantasme de manière raisonnable et en connaître les risques (t'sais, quand on parlait du SSC et du RACK), ça veut aussi dire savoir reconnaître les signes de danger. Pour ça, il faut en savoir un peu sur l’anatomie humaine, surtout si l’on a l’intention de pratiquer le bondage ou le sadomasochisme.

Si une personne est ligotée, il faut vérifier les extrémités du corps pour s’assurer que la circulation sanguine se fasse bien. Aux premières sensations de fourmillement ou si on remarque que la peau devient bleuâtre, il faut détacher la personne immédiatement.

Avoir des connaissances de base en premiers soins peut aussi s’avérer utile si jamais il y a des saignements ou des brûlures, par exemple. Et bien qu’on ne recommande pas cette pratique, si tu t’essayes à la strangulation on te recommande fortement de savoir faire la réanimation cardiorespiratoire (RCR), juste au cas.

9. Être prêt à agir en cas de problème

T’as pris le temps de t’équiper d’un harnais de cuir, d’un fouet ou encore de corde pour le bondage. Peu importe ton fantasme, prends donc aussi la peine de t’approprier une trousse de premiers soins et des ciseaux d’ambulancier, et garde-les à proximité au cas où quelque chose tournerait mal. Si tu t’essayes au bondage, garde en tête de ne jamais laisser une personne ligotée seule. Comme le veut le dicton : mieux vaut prévenir que guérir.

10. Pratiquer l’aftercare

De préférence, on ne sort pas de notre séance de BDSM pour retourner à son quotidien sans avoir eu une petite période de retour à la réalité avant. Mettons qu’aller souper chez tes beaux-parents directement après avoir passé une heure à être soumis(e) et suspendu(e) au plafond ou, si tu étais dominant(e), à avoir pissé ton/ta partenaire, ça peut sembler irréel et te laisser sous le choc.

L’aftercare, ça sert donc justement à faire un retour à la réalité en douceur et à s’assurer que peu importe le type de jeu vécu, on s’en sort bien physiquement et mentalement. C’est un moment nécessaire après chaque séance qui se fait en quatre étapes faciles, et où l’on en profite pour soigner ce qui doit l’être, pour se ravitailler et reprendre de l’énergie, mais surtout pour communiquer avec son/sa partenaire et faire un retour sur le jeu. 

Donc, avant de donner le premier coup de fouet…

Obtient le consentement de ton/ta/tes partenaires en choisissant un safeword et en établissant clairement vos limites.

Pratique tes fantasmes dans la mesure du raisonnable, en étant conscient des risques impliqués et en étant prêt à agir en cas de besoin.

Et finalement, ajoute les items suivants à ton panier d’achats : un tube de Polysporin, des ciseaux d’ambulancier, une boîte de pansements et deux ou trois barres de chocolat.

Pour ce qui est des items nécessaires à la réalisation de ton fantasme en soi, on te laisse y voir selon tes envies.

Bonne séance !

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