En tant qu’étudiante sage-femme, il n’est pas rare que je vois des points d’interrogation dans le visage des gens lorsque je nomme le domaine dans lequel j’étudie. Plusieurs me disent n’avoir jamais entendu parler de cette profession ou qu’iels ne savaient même pas que ça existait ici, au Québec. 

Aussi, ça m’arrive quand même assez souvent de devoir déconstruire le stéréotype de la sorcière très grano aux cheveux grisonnants des siècles passés. 

Alors, me voici (aucunement biaisée 😉) avec un peu plus d’informations pour t’aider à démystifier cette profession que j’estime tellement importante.

Qu’est-ce qu’un·e sage-femme ? 

Et oui… même s’ils sont peu nombreux·ses, il existe aussi des hommes ou des personnes non-binaires sages-femmes. Le terme sage-femme reste celui utilisé, peu importe le genre de la personne. Il veut mettre de l’avant la sagesse de la femme ou de la personne enceinte que l’on accompagne et non notre propre sagesse comme professionnel·le. 

Cette terminologie pourrait être critiquée vu la volonté d’inclure les personnes enceintes trans ou non-binaires. Cependant, c’est dans un souci féministe et historique que le terme est gardé intact.

Les sages-femmes sont des professionnel·le·s de la santé responsables du suivi de grossesse, et ce de façon autonome. Ça veut dire que dès que tu as un test de grossesse positif tu peux t’inscrire pour avoir ton suivi sage-femme.

À quoi ressemble un suivi ?

Tout dépendamment des équipes, 2 ou 3 sages-femmes te seront attitré·e·s pour ton suivi de grossesse. L’un·e d’entre iels sera là pour t’accompagner lors de la naissance de ton enfant et fera ton suivi post-partum jusqu’à la 6semaine après la naissance. 

Le fait d’avoir les mêmes sages-femmes tout au long du suivi, permet d’offrir une continuité en ce qui concerne les soins. La notion de choix éclairé est très importante également pour permettre aux personnes enceintes d’être les premières personnes responsables de leur santé et celle de leur·s futur·s enfant·s. 

Les sages-femmes ont la forte conviction qu’en offrant une information complète sur les soins offerts, chaque famille sera en mesure de prendre une décision éclairée qui lui conviendra le mieux pour sa situation. La personne enceinte est mise au centre de ses soins et elle a le pouvoir de prendre les décisions qui lui semblent justes pour sa santé et celle de son enfant à naître.

Le suivi sage-femme se base sur le principe de responsabilité partagée entre la personne enceinte et le·a sage-femme, c’est-à-dire que la personne enceinte porte également une responsabilité quant aux décisions à prendre concernant son suivi de grossesse. 

Avant la naissance

Le suivi sage-femme est également connu pour sa particularité d’offrir des rencontres prénatales d’une durée de 45 à 60 minutes par rendez-vous offrant plus de temps pour discuter et pour aborder ses inquiétudes envers la grossesse actuelle ou la naissance future.

Pendant la naissance

Les sages-femmes fonctionnent avec un horaire de garde, c’est-à-dire que pour assurer que l’un·e de tes sages-femmes sera présent·e à ton accouchement, iels sont disponibles 24h/24 sur une période déterminée qui est souvent d’environ une semaine. Puis, lorsque vient le moment de la naissance, une deuxième sage-femme de l’équipe qui est de garde à ce moment vient vous rejoindre pour pouvoir offrir des soins au bébé au besoin. 

Après la naissance

Des visites à domicile sont prévues à 24h de vie du bébé, à la troisième journée et à la cinquième journée après la naissance pour aider à la transition de devenir parent. Un retour aux bureaux se fait pour la visite de la deuxième semaine et de la sixième semaine, concluant le suivi.

Où se cachent-iels ?

Les sages-femmes travaillent au sein d’une maison de naissance ou d’un service de sages-femmes qui est rattaché à un établissement de santé et de services sociaux (nos fameux CISSS ou CIUSSS). 

Les maisons de naissance se veulent être des endroits chaleureux où les familles se sentiront comme chez elles et en confiance pour donner naissance si c’est le lieu qu’elles désirent ! 

Aussi, c’est le lieu où on se rejoint à chaque rendez-vous pour discuter de la grossesse et pour prendre le temps de répondre à tes questions. Même s’iels travaillent à l’extérieur des hôpitaux, leur travail se fait en collaboration avec les autres professionnel·le·s des établissements de santé pour tous les tests connexes non disponibles à la maison de naissance ou au service sage-femme : échographie, amniocentèse, test diagnostic du diabète gestationnel (75 g), etc.

La bonne nouvelle : c’est GRATUIT ! C’est un service public qui est entièrement couvert par la RAMQ.

Est-ce qu’un·e sage-femme est un·e doula ? 

On se méprend souvent à penser qu’un·e sage-femme, c’est un·e doula, mais il existe plusieurs différences entre les deux.

Voici les principales :

sage-femmedoula
Rôle professionnel consistant à surveiller et évaluer la grossesse, le travail, l’accouchement et, durant les six premières semaines, à appliquer des mesures préventives et à dépister de conditions anormales chez la personne enceinte et son enfant.Rôle complémentaire à un suivi de grossesse fait par un·e sage-femme ou un·e médecin.

Rôle éducatif.

Offre un support émotionnel et physique.
Professionnel·le autonome responsable du suivi de la grossesse, de l’accouchement et du suivi post-natal jusqu’à six semaines.Offre un accompagnement, sans avoir de responsabilité professionnelle.
BAC de 4 ans et demi (bientôt 3 ans) à l’UQTR.Formations de plusieurs jours, offerts par différents réseaux d’accompagnant·e·s à la naissance.
Encadré·e légalement par l’Ordre des sages-femmes du Québec depuis 25 ans.Pas d’encadrement légal.
(Mais attention iels sont fantastiques dans leur rôle !)

Présence d’une Association des Doulas au Québec.
Services couverts par la RAMQ.Services privés variant de prix selon le·a doula ou offerts par des organismes à des prix modiques/gratuitement.

Une formation complète

Les sages-femmes sont formé·e·s pour faire les examens cliniques nécessaires à un suivi de grossesse et peuvent prescrire les échographies, les tests de dépistage prénatal, certains médicaments ainsi que les diverses analyses de laboratoire. 

Le baccalauréat offert uniquement à l’Université du Québec à Trois-Rivières regroupe entre autres la formation de réanimation néonatale pour les nouveau-nés nécessitant de l’aide respiratoire à la naissance et une formation axée sur la détection et la gestion adéquate des urgences obstétricales. 

Quelle est la différence entre le suivi d’un·e sage-femme et celui d’un·e médecin ?

Au Québec, trois professionnel·le·s de la santé peuvent faire des suivis de grossesse : les sages-femmes, les médecins de famille et les gynécologues/obstétricien·ne·s

Les sages-femmes se spécialisent dans les suivis de grossesse à bas risque, c’est-à-dire pour les personnes enceintes qui sont globalement en santé et qui n’ont pas de particularités médicales qui nécessiteraient un suivi plus serré avec des spécialistes des grossesses à haut risque, tel·le·s que les gynécologues/obstétricien·ne·s. 

La spécialité des sages-femmes, c’est le suivi d’une grossesse qu’on qualifie de normale. Quand on y pense, une grossesse c’est un événement naturel qui n’équivaut pas à un problème de santé. Donc, ce sont dans ces cas que les sages-femmes peuvent suivre de façon sécuritaire les personnes enceintes sans condition médicale particulière. Il peut arriver à l’occasion d’offrir un suivi conjoint avec un·e gynécologue/obstétricien·ne.  

Dans cette optique, un champ de pratique a été bien établi pour que les sages-femmes puissent reconnaître les moments où il est nécessaire de consulter ou transférer les soins à l’équipe médicale en centre hospitalier. Cet encadrement de la pratique permet d’assurer un suivi sécuritaire en cas de situations anormales qui peuvent arriver lors d’un accouchement. 

Ainsi, se spécialisant dans les naissances naturelles, les sages-femmes accompagnent les naissances se faisant sans l’épidurale. Si pour toi, tu préfères avoir l’épidurale, sache que ce n’est pas un critère d’exclusion au suivi sage-femme. Cependant, il faut être conscient·e qu’il y aura un transfert d’équipe vers celle du centre hospitalier. 

Je t’encourage à t’informer concernant le rôle de la douleur lors d’une naissance et de se préparer à celle-ci en l’abordant avec tan professionnel·le de santé pour explorer les diverses ressources de gestion de la douleur qui sont disponibles. 

Existe-t-il d’autres particularités associées à la pratique sage-femme ?

OUI, les sages-femmes sont les seul·e·s professionnel·le·s qui offrent la possibilité de donner naissance dans 3 lieux différents : la maison de naissance, le domicile et l’hôpital. Ainsi, si tu souhaites donner naissance ailleurs qu’à l’hôpital et être accompagné·e par un·e professionnel·le de la santé, c’est avec un·e sage-femme !

Zoom sur l’histoire des sages-femmes au Québec

La pratique sage-femme au Québec est issue d’un contexte historique bien particulier qui donne un grand sens à la profession actuelle. L’historienne Andrée Rivard en fait d’ailleurs l’état dans son ouvrage intitulé Histoire de l’accouchement dans un Québec moderne. En voici les grandes lignes. 

L’hôpital comme lieu d’accouchement

C’est assez récent dans l’histoire qu’il existe des professionnel·le·s de la santé attitré·e·s à l’accouchement. C’est tout particulièrement à partir du 20siècle que les médecins ont pris une place plus importante entourant l’accouchement. Avant ça, c’était principalement des infirmières, ou encore des femmes dans les villages plus éloignés, qui étaient présentes pour offrir un soutien et un accompagnement pour les personnes qui donnaient naissance. C’était à une époque où les naissances avaient lieu à domicile et c’était ce qui était perçu comme allant de soi aux yeux de la population. 

Vers les années 1950, on s’aperçoit d’un changement massif du lieu d’accouchement du domicile vers les centres hospitaliers. Cette option d’accoucher en centre hospitalier est perçue comme la nouvelle tendance où il est possible d’avoir accès à toute la technologie possible. Très rapidement, avec l’arrivée de l’assurance hospitalisation (notre première version de la RAMQ) en 1962, 95% des personnes enceintes accouchent à l’hôpital. 

L’accès à cette technologie amène un nouveau modèle de prise en charge des personnes enceintes qui accouchent en leur donnant par exemple l’anesthésie générale lors de la poussée, en faisant des épisiotomies de routine (coupure faite au périnée pour faciliter la sortie de bébé), en utilisant des forceps régulièrement, en séparant la mère de son nouveau-né à la naissance pour le mettre en pouponnière. C’est d’ailleurs à ce même moment qu’il y a la grande arrivée des préparations commerciales pour nourrissons amenant une baisse radicale des allaitements. 

Une critique de la surmédicalisation

C’est vers les années 1970 qu’un mouvement féministe critiquant la pratique obstétricale et la surmédicalisation de l’accouchement voit le jour. À ce moment, les naissances se font sous anesthésie générale chez 37% à 89% des femmes, selon les régions. Ça veut dire qu’une grande partie de ces femmes n’ont aucun souvenir de la naissance de leur enfant. Elles étaient endormies et donnaient naissance de façon inconsciente. 

En réponse à ce qui se passe dans les hôpitaux, certaines personnes décident d’accoucher à la maison souvent seules ou parfois guidées par des femmes ayant certaines connaissances et/ou des formations à l’étranger. Ce sont d’ailleurs ces femmes présentes pour aider à guider ces personnes enceintes qui sont nos sages-femmes pionnières au Québec. 

En 1980, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) crée des colloques Accoucher ou se faire accoucher. C’est alors que plus de 10 000 personnes partout au Québec se mobilisent pour nommer leurs besoins de changement dans l’offre de service. La population fait ressortir 2 besoins principaux :

  1. La légalisation des sages-femmes 
  2. La construction de maisons de naissance comme lieu alternatif à l’hôpital

Il faut attendre jusqu’en 1998 pour que le gouvernement publie des recommandations officielles afin de légaliser la pratique après avoir étudié la pratique des sages-femmes par des projets-pilotes entre-temps. En 1999, la Loi sur les sages-femmes est adoptée et la formation universitaire de l’UQTR peut commencer. L’Ordre des sages-femmes débute par le fait même son mandat de protection du public.

Les enjeux actuels de la pratique sage-femme

Maintenant que tu connais comment la pratique sage-femme est née au Québec et pourquoi des milliers de familles ont voulu avoir le droit à une assistance légale pour accoucher dans leur nid douillet, il sera plus facile de comprendre les enjeux actuels entourant cette pratique. 

L’accouchement reste souvent surmédicalisé

Actuellement, on assiste encore à une prise en charge des personnes enceintes dans le réseau de la santé. Il est encore possible de voir comment globalement l’accouchement est surmédicalisé par des interventions qui vont vouloir, par exemple, stimuler ou faire progresser le travail plus rapidement même si, en soit, le rythme du travail est normal. 

L’accès au suivi sage-femme est limité

Selon la politique de périnatalité de 2008-2018, l’objectif était que 10% des grossesses au Québec soient suivies par un·e sage-femme — à ce jour nous sommes à seulement 4%. Ce n’est pas parce que les familles ne sont pas au rendez-vous. Au contraire : il y a des listes d’attente pour avoir un suivi, mais il peut être difficile d’y avoir accès, surtout considérant l’inexistence du service dans les régions plus éloignées au Québec. 

Le manque de main-d’œuvre et l’élargissement du champ de pratique

L’OSFQ souhaite élargir le champ de pratique des sages-femmes. Il est proposé de permettre aux sages-femmes de faire plus d’actes médicaux pour aider aux services en obstétrique qui, comme partout en santé, manque de personnel et vit de l’épuisement, mais cela imposerait en même temps que les sages-femmes doivent répondre à encore plus de services quand elles-mêmes vivent des enjeux d’épuisement et de reconnaissance envers leurs compétences au sein du système médical. Plusieurs questions se posent :

Cela impliquerait-il que les sages-femmes iraient travailler au sein de l’hôpital ? Est-ce que cela viendrait humaniser les soins offerts en milieu hospitalier ou médicaliserait l’approche des sages-femmes davantage ? 

Quels sont les besoins du système de santé par rapport à ceux des familles ? Pourquoi ne pas offrir cet élargissement du champ de pratique chez les infirmier·ère·s travaillant en obstétrique déjà à l’hôpital ? De quelles façons les sages-femmes pourraient-elles désengorger le système hospitalier en offrant leur service à l’extérieur de l’hôpital ?

Le projet de loi 15

Le projet de loi 15 récemment adopté en décembre dernier n’a pas tenu compte des inquiétudes nommées par la présidente de l’OSFQ, Julie Pelletier, et la présidente du RSFQ (Regroupement des sages-femmes du Québec), Josyane Giroux. 

L’autonomie professionnelle des sages-femmes est un réel enjeu, car ce projet de loi amène un changement de configuration qui met les sages-femmes sous l’autorité d’un ou d’une directrice médicale ne connaissant pas la réalité de la pratique sage-femme et qui aurait un pouvoir direct sur les prises de décision reliées à la pratique sage-femme. Cette décision infantilise les compétences des sages-femmes.

Cette fermeture du ministre de la Santé, Christian Dubé, amène des questionnements par rapport à la vision qu’a le gouvernement sur la pratique sage-femme. Souhaite-t-il avoir un contrôle sur celle-ci en adoptant ce projet de loi ? C’est une question légitime à se demander qui pourra avoir un impact sur les services offerts à la population comme le droit aux naissances à domicile, un droit malheureusement encore fragile vu le message de peur véhiculé dans la société par rapport à la naissance.

Un petit rappel

La profession sage-femme est présente au Québec, car des milliers de familles l’ont voulu. Elle est née à la suite d’une demande de la population en réponse au manque d’options offertes par le système de soins percevant le corps de la personne enceinte comme comportant des défauts à résoudre. 

La pratique sage-femme souhaite pouvoir redonner confiance aux personnes enceintes envers ce processus d’enfantement. 

Il faut comprendre que peu importe le choix de suivi que tu fais, l’important c’est que tu te sentes bien et soutenu·e. Il n’y a pas un suivi qui est meilleur qu’un autre. Ton choix est le bon

Comment faire pour avoir accès à un suivi sage-femme ?

Si tu souhaites être suivi·e par un·e sage-femme pour ta grossesse, rends-toi sur le site : Service de soutien Ma grossesse  

Il sera possible de choisir l’option sage-femme parmi les trois présentées. 

N’oublie pas ! Je t’invite à t’inscrire rapidement vu la haute demande — c’est une réelle pépite d’or comme suivi !


Sources

Bayard, C. (2015). Compte rendu de [Andrée Rivard, Histoire de l’accouchement dans un Québec moderne, Montréal, Les éditions du remue-ménage, 2014, 448 p.] Recherches féministes28(2), 265–269. https://doi.org/10.7202/1034185ar

Gagnon, M-C. (2023, 22 octobre). Loi 15 : des sages-femmes inquiètes pour l’avenir de leur profession. Radio-Canada. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2019931/sage-femmes-loi15-accouchement

Landry, S., Giroux, J. & Senneville, C. (2023, 27 septembre). Non à la mise sous tutelle médicale de la pratique sage-femme ! Le Devoir. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/798830/idees-non-mise-sous-tutelle-medicale-pratique-sage-femme

Ordre des sages-femmes du Québec. (2024). Qu’est-ce qu’une sage-femme ? L’Ordre des sages-femmes du Québec. https://www.osfq.org/fr/qu-est-ce-qu-une-sage-femme

Rivard, A. (2014). Histoire de l’accouchement dans un Québec moderne. Remue-Ménage (Éditions du).Le Regroupement Les sages-femmes du Québec. (2024). À propos. Regroupement Les sages-femmes du Québec. https://www.rsfq.qc.ca/a-propos/#notre-histoire

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À propos de Ariane Lacoursière

Bachelière en sexologie & étudiante en pratique sage-femme, rédactrice | Pronoms : elle/la | Grande passionnée de plein air, là où je réussis à me sentir en connexion avec mon être et libre d’alimenter ma flamme spirituelle, j’ai choisi de poursuivre mes études en pratique sage-femme après avoir complété mon bac en sexologie. Par souci d’accompagner les autres dans la transition de devenir parent, je trouve ma place en participant aux luttes féministes entourant les multiples enjeux périnataux contemporains. Que ce soit ceux reliés à la réappropriation de son corps, de son pouvoir d’agir ou encore de ses droits fondamentaux, je souhaite être au rendez-vous, et ce, en faisant rayonner ma queerness! Mon intention première est de prendre soin des autres, et que tu sentes cette vague de bienveillance qui t’est destinée en lisant mes articles.

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