Dû aux mesures mises en place par le gouvernement, les commandes passées depuis le 23 décembre, jusqu’à nouvel ordre, seront traitées lors de la levée de l’ordre de fermeture des entreprises à bureaux.

Comment choisir le bon lubrifiant pour soi


Laurence Gribling
Que tu sois seul.e ou à deux (ou plus), que tu t’adonnes à la pénétration (anale, orale ou vaginale), ou que tu t’en tiennes à des contacts externes, le lubrifiant, c’est toujours gagnant.

Si certaines pratiques sexuelles sont faisables « à sec », pour d’autres, la lubrification est un must. Même que, soyons honnêtes, dans tous les cas c’est souvent plus agréable. Même si naturellement, ça coule plutôt bien pour toi, en rajouter une p’tite shot ne fait jamais de mal. Et vu que notre mission est de répandre la bonne nouvelle de la sexualité positive, on ne te cachera pas qu’on rêve du jour où la bouteille de lube aura autant son heure de gloire sur ta table de chevet que ta chandelle aux épices d’automne.

Mais parmi les milliers d’options sur le marché, comment savoir laquelle est la bonne pour soi ? On décortique tout ça pour t’aider à faire le choix le plus approprié à tes besoins.

Quoi considérer dans ton choix de lubrifiant

Tes allergies

As-tu des allergies ? Assure-toi de consulter la liste d’ingrédients pour être sûr.e de ne pas te retrouver avec des démangeaisons là où tu n’en veux vraiment pas. D’ailleurs, avant de te verser ça sur le corps, on te suggère toujours de tester la substance sur l’intérieur de ton poignet, t’sais, juste pour être certain.e que ça passe.

L’utilisation

Ton choix de lubrifiant dépend principalement de l’utilisation que tu comptes en faire. Pour te guider, pose-toi les questions suivantes :

  • Vas-tu t’en servir pour la pénétration ? Si oui, quel genre ? (anale, vaginale ?)
  • Penses-tu t’en servir avec tes jouets ? 
  • Veux-tu que la lubrification dure longtemps ? 
  • Est-ce que c’est important pour toi que ça se nettoie facilement ?
  • As-tu recours aux condoms en latex pour te protéger ?

Ayant tout ça en tête, on peut maintenant te présenter les grands types de lubrifiants qu’on retrouve sur le marché.

Les 4 grands types de lubrifiants

À base d’eau

Le lubrifiant à base d’eau est l’un des plus populaires dans la chambre à coucher — et un bon point de départ si tu ne t’y connais pas trop. De un on en trouve facilement partout, mais en plus, c’est idéal pour ne pas trop se prendre la tête.

Le pour

Probablement l’option la plus polyvalente, le lubrifiant à base d’eau, c’est un bon choix pour toutes sortes d’activités. Masturbation, jeux à deux (ou plusieurs), sexe oral… tout va. Ça se nettoie facilement avec de l’eau et ça ne tache pas, ce qui te permet de jouer où l’envie te prend, comme sur le tapis du salon, dans ton lit ou sur le comptoir en quartz — sans inquiétude.

En plus, tu peux l’utiliser sans crainte avec tes jouets en silicone et tes condoms parce que cette formule ne les endommage pas.

Le contre

Ça s’absorbe plus rapidement, donc à moins que ce soit une p’tite vite, faut en remettre souvent. Il se dissout aussi facilement dans l’eau (d’où le nettoyage facile), et n’est donc pas l’option idéale si tu es adepte de grouillades dans la piscine, le spa ou la douche.

Petite parenthèse : certains lubrifiants à l’eau contiennent de la glycérine qui peut modifier le pH du vagin et, chez certaines personnes, peut augmenter le risque d’infections vaginales, comme la vaginite. On s’entend qu’on te conseille d’éviter. Tout comme ceux ayant une saveur ou des propriétés chauffantes ou refroidissantes qui peuvent causer de l’irritation… bref, si tu as les bijoux de famille plutôt sensibles, c’est toujours plus safe de t’en tenir aux options non parfumées et sans glycérine comme celle-ci.

À base de silicone

Le lubrifiant à base de silicone, c’est le roi de la glisse (comme dirait Brice de Nice). Si tu ne veux pas avoir à en remettre dans le feu de l’action, c’est une bonne option pour toi.

Le pour

La lubrification dure beaucoup plus longtemps que l’option à base d’eau ce qui le rend idéal pour les personnes vivant une sécheresse vaginale plus accaparante. Ça en fait aussi le choix nº 1 pour les adeptes du sexe anal où la lubrification est hyper importante pour avoir une expérience agréable, mais aussi pour éviter les déchirures — ben oui, c’est délicat un anus. (D’ailleurs, si tu veux tout savoir de cette pratique, c’est par ici.) Bref, ça glisse, ça dure longtemps et ça laisse ton trou tout doux. 

Le fait que ça ne se dissout pas facilement dans l’eau en fait également le choix parfait pour les fois où tu voudrais t’amuser dans l’eau.

Et finalement, tu peux l’utiliser avec les condoms en latex. Lubrifié.e ✔ ️, protégé.e ✔, pas l’temps d’niaiser.

Le contre

C’est l’ennemi juré des jouets en silicone. C’est pas mêlant, mettre en contact deux produits de silicone, c’est l’équivalent de te mettre de l’huile à bronzer ta première journée à Cancún : tu finis aussi cloqué.e qu’une guimauve dans les flammes d’un feu de camp. Bref, ça abîme graduellement ton vibrateur de manière irréversible — et à coups de 150 $, on s’entend que ton orgasme t’as coûté cher.

Le lubrifiant à base de silicone peut aussi tacher. Garde ça en tête avant de t’envoyer en l’air sur ta table en noyer ou ton sofa en velours.

À base d’huile

Tu peux y aller avec une des nombreuses formules commerciales qui existent, mais tu peux aussi carrément piger dans ton garde-manger et avoir recours à une alternative 100 % naturelle : l’huile de coco (ou toute huile à base de plantes). Si tel est ton choix, on te recommande de garder le pot que tu utilises comme lubrifiant loin de ta cuisine, question de ne pas faire cuire ton tofu général tao par inadvertance dans l’huile dans laquelle tu t’es trempé.e le pinceau 🥴 .

Le pour

Niveau lubrification, on est dans les mêmes eaux que le lubrifiant à base de silicone : ça glisse bien pendant longtemps.

C’est une option bien pratique pour les fois où tu as envie d’un massage sensuel, et en plus, c’est hydratant !

Pour l’option huile de coco, on aime que ce soit totalement naturel, et on apprécie la commodité de pouvoir se la procurer à coup de grand pot du Costco.

Le contre

À éviter complètement si tu as recours à des condoms ou digues dentaires en latex : l’huile peut effriter et fragiliser la paroi, rendant ta protection plutôt inutile et te mettant à risque. No thanks

Si tu choisis une option commerciale, on te conseille également de t’en tenir au contact externe. Les lubrifiants à base d’huile peuvent être irritants pour les parois vaginales. (Par contre, si tu y vas pour l’huile de coco, tu peux y aller à l’interne.)

L’huile a aussi la mauvaise habitude d’être tachante et difficile à nettoyer. Mettons que c’est fâcheux quand tes draps de soie ou de coton égyptien qui t’ont coûté une beurrée sont, hmm, beurrés.

Le lubrifiant DIY

Si tu aimes les produits bio, que tu as un penchant pour le DIY et que ton Pinterest est rempli de recettes et de bricolage, le lubrifiant maison a sûrement des chances de te plaire. Tu trouveras de nombreuses recettes sur Internet, certaines plus faciles à faire que d’autres, mais toutes à ta portée. Les huiles végétales sont de bonnes options (comme on t’en parlait plus haut), mais on trouve aussi des recettes faites avec de l’amidon de maïs ou de l’aloe vera.

Le pour

Tu sais exactement ce qu’il y a dedans, ce qui en fait donc un choix judicieux pour celleux qui ont la peau (et les intérieurs) sensible. Par contre, fais toujours un test cutané avant de te verser ça sur le corps à grand seau — ça va de soi pour toutes les sortes de lube, soit dit en passant.

Si tu choisis bien ta recette, ton lubrifiant pourra te servir autant pour tes parties de jambes en l’air que pour des massages, et tu pourras même l’utiliser pour du sexe oral. Plus polyvalent que ça, tu meurs.

Le contre

À moins que tu n’y ailles à la bonne franquette avec ton litre d’huile d’olive, faire un lube maison requiert quand même plus de préparation que d’arrêter au Jean Coutu ou de te faire une petite commande en ligne.

Et d’ailleurs, si tu choisis de faire ta recette avec une huile quelconque, rappelle-toi de la règle d’or : huile + condom de latex = catastrophe.

Le OG de la lubrification

Quand t’as épuisé la dernière goutte de ton lubrifiant, quand tu l’as malheureusement oublié chez toi et que t’es en camping (ou n’importe où ailleurs — ben quoi, tu traines ça dans ta sacoche en permanence, toi ?), ou peu importe ta situation, il y a toujours… la salive.

Ça coûte pas une cenne, c’est toujours dispo (à moins que tu aies la bouche sèche, mais même là, ça se règle en deux trois gorgées de jus d’orange) et c’est 100 % naturel. Mais entre toi et moi, si ça reste un bon dépannage, c’est loin d’égaler l’efficacité des lubrifiants mentionnés ci-haut.

On termine en te glissant un petit mot par rapport au fait que si tu es propriétaire d’un vagin et que ta lubrification naturelle est plutôt du côté minimum, ça peut être un signe précurseur d’un souci physique ou psychologique. On te suggère d’en parler à ton ou ta médecin, ou encore d’aller consulter un.e sexologue si tu sais que la source de ton problème n’est pas physique.

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