Dû aux mesures mises en place par le gouvernement, les commandes passées depuis le 23 décembre, jusqu’à nouvel ordre, seront traitées lors de la levée de l’ordre de fermeture des entreprises à bureaux.

La vulve mise à nu


Laurence Gribling
Petit bijou de l’anatomie féminine, la vulve a pourtant la vie dure. Considérée honteuse, et mal représentée : rien ne va plus pour cette région à l’origine du monde. Mais ça s’arrête ici. On remet les pendules à l’heure et on te dévoile la vulve dans toute sa splendeur — et sous toutes ses formes.

La vulve manque de représentation. Des pénis, on en trouve dans toutes bonnes toilettes publiques, dans les cahiers de notes des étudiants et même sur les murs en béton des autoroutes. Mais la vulve, elle ? Ça s’arrête aux livres d’anatomie et aux vidéos XXX. Oublie l’image de la p’tite noune rose, symétrique et lisse comme une coquille d’œuf si présente dans la porno : c’est loin d’être la norme. D’ailleurs, une équipe de chercheuses en Suisse a mesuré les vulves de 650 femmes caucasiennes, âgées de 15 et 84 ans, dans le but d’étudier leur diversité. Le résultat ? Les différences de tailles et de formes observées étaient si vastes que l’équipe n’en est arrivée qu’à une seule conclusion : impossible de déterminer de norme pour les caractéristiques physiques de la vulve. La p’tite noune rose n’est pas commune !

Malheureusement, semble-t-il que cette information, selon nous méga importante, ne se soit pas rendue aux oreilles de tous et toutes. La labioplastie (chirurgie esthétique modifiant l’apparence des lèvres de la vulve) est de plus en plus en vogue. Loin de nous l’idée de juger les personnes qui choisissent de passer au bistouri: pour certaines, c’est une question de douleur et d’inconfort. Et de toute façon, c’est ton corps, t’es libre d’en faire ce que tu veux. Mais une partie de nous ne peut s’empêcher de se demander si cette chirurgie serait aussi populaire si on avait une représentation plus juste de l’appareil génital féminin. 

À l’ère où la diversité corporelle est trendy et où l’on redéfinit les standards de beauté, on pense simplement que les petites lèvres qui dépassent, le long clitoris ou l’asymétrie devraient être tout aussi célébrés que les bourrelets, les poils et la cellulite. Rendons gloire à la vulve et à ses caractéristiques dignes du trésor d’Alibaba. 

La vraie anatomie de la vulve

Les lèvres

80 % des personnes détenant une vulve ont des petites lèvres qui dépassent les grandes. Pourtant, en Amérique du Nord, on est noyé dans les images de petites vulves bien symétriques avec rien qui dépasse. Pourquoi est-ce qu’on s’entête à ne représenter qu’une infime partie de la population, de sorte que la majorité se questionne sur l’apparence de sa région sud ? La belle question, toi. Mais c’est pour ça qu’on est ici.

Quand on dit que les standards de beauté varient selon les cultures, c’est valable même pour la vulve. Au Rwanda, une belle vulve, c’est une vulve avec de très longues petites lèvres. Il y a même un rituel traditionnel de préparation au mariage, le gukuna, durant lequel les femmes s’étirent les lèvres entre elles. L’objectif ? Accroître le plaisir féminin qui est considéré comme primordial à la fécondité. Quoi ? Le plaisir féminin est important ? Pas folles les Rwandaises.

Au naturel, les lèvres, petites comme grandes, peuvent être courtes ou longues. Elles peuvent pendre ou être très près du corps. Elles peuvent dépasser de tes bobettes et se frotter sur tes cuisses. Elles peuvent être prononcées ou minces. Symétriques ou asymétriques. Ouvertes ou collées. Et toutes ces caractéristiques ont été observées de façon plutôt commune chez la population ayant un appareil génital féminin. 

La couleur des lèvres varie aussi, et il se peut qu’elle soit différente de celle du reste de ton corps. C’est normal. Pour certaines personnes c’est rose, pour d’autre ça peut jouer dans les teintes de mauves, rougeâtre ou brun.

À moins que tu ne vives de l’inconfort ou de la douleur physique, la taille et la couleur de tes lèvres sont totalement normales.

Le poil

Déjà un membre de la révolution corporelle (Maipoils, tu connais ?), reste que le poil pubien continue à avoir la vie dure. Non, avoir du poil pubien, ce n’est pas sale. Sa fonction, en fait, c’est de protéger nos parties génitales des bactéries et d’en favoriser l’aération. Tant que tu as une bonne hygiène corporelle (lire, prendre ta douche régulièrement), pas de soucis à avoir sur ton poil.

Chez certaines personnes, le poil pubien pousse naturellement en petit buisson subtil sur le pubis. Pour d’autres, c’est la forêt tropicale jusque dans l’intérieur des cuisses. Frisé, droit, épais ou mince, ton poil pubien est unique comme toi, et oui, des fois la couleur diffère des poils présents sur le reste du corps. Certaines personnes préfèrent s’en défaire complètement, d’autres partiellement, et d’autres encore préfèrent rester au naturel. Fais donc ce que tu veux avec.

Le clitoris

La 8e merveille du monde, selon nous, c’est le clitoris. Sa seule fonction est — roulement de tambour — le plaisir ! Cachée sous son capuchon, dont la taille varie selon la personne, cette petite perle contient un grand secret : 8000 terminaisons nerveuses et des piliers internes de 11 cm de long en moyenne. Veux-tu savoir un autre secret ? L’orgasme vaginal, c’est le résultat de la stimulation indirecte du clitoris et de ses dits piliers. Donc oui, on peut atteindre l’apogée du plaisir par pénétration, sauf que le joueur étoile du plaisir féminin n’est pas le vagin, mais bien le clitoris. Dans tes dents Freud.

L’odeur

Chaque vulve a son odeur, un doux parfum aux notes d’hormones et de sueur, unique à la personne à qui elle appartient. Inutile de t’inquiéter avec ça : on dit que ça sent sucré, métallique, floral… Tout comme ton dessous de bras, en fin de journée ou après une séance au gym, l’odeur change avec l’afflux de sueur et le manque d’aération. Mais inutile de se morfondre à savoir si notre noune sent la rose. Un petit tour à la douche ou le passage d’une petite lingette et hop, le tour est joué. La vulve n’a besoin que d’un peu d’eau et de savon pour être propre. 

Les pertes blanches

Le vagin, quant à lui, n’a besoin de rien. Les pertes blanches, tu connais ? Ce sont les sécrétions blanches ou légèrement jaunes et inodores qui commencent à la puberté et qui coulent plus ou moins abondamment tout le mois — et dont on ne parle jamais. Les menstruations ont droit à une certaine gloire, mais les pertes blanches, elles ? Rien pantoute. Bref, on s’emporte. Le point c’est qu’avoir des pertes blanches, c’est tout à fait normal. En fait, grâce à elles, ton vagin s’autonettoie. Pratique, quand même.

Si vraiment tu souffres d’une vulve à l’odeur poignante et désagréable, c’est signe d’une infection. Un petit tour chez tan gynécologue te permettra de régler ton problème.

La vulve contre-attaque

Bref, ta vulve est unique, comme toi. Assume-la avec fierté. Et sans vouloir t’inciter à la destruction de l’espace public, la prochaine fois que tu fais un tour aux toilettes publiques et qu’un dessin de pénis arbore le mur de ta cabine, aide-nous donc à répandre la bonne nouvelle et dessine une belle vulve à l’effigie de la tienne (ou de celle de tan partenaire). Fini le règne de l’aubergine. Longue vie à la vulve.

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Par Laurence Gribling

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